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Biographie de Jean Gabin

Biographie d�taill�e de Jean Gabin

Biographie de Jean Gabin
Jean GABIN 1904 - 1976

Acteur et Artiste (Francais)
N� le 17 mai 1904
D�c�d� le 15 novembre 1976 (� l'�ge de 72 ans)

'Je suis mont� sur les planches � contrecoeur. J'ai tourn� mes premiers films sans enthousiasme, sans espoir. A pr�sent, �a y est : me voil� mordu...'. Celui qui parlait ainsi quelques ann�es avant la guerre n'�tait autre que Jean Gabin, mort le 15 novembre 1976 apr�s avoir fait 95 films et un court m�trage. Une disparition qui secoua le public, endeuillant profond�ment le cin�ma fran�ais, dont les derniers monstres sacr�s sont partis l'un apr�s l'autre au point que le terme a tendance � dispara�tre du vocabulaire. Qui reste-t-il ? Mais qui est comparable aux grands d'une �poque authentiquement faste, � ces hommes dot�s d'un charisme � faire battre les cils de la cam�ra? Il en est d'ailleurs de m�me � Hollywood o� les vraies stars se comptent de nos jours sur les doigts. Il n'�tait pas entr� dans le m�tier d'un coeur l�ger, plut�t contraint et forc� par la volont� paternelle, alors tenancier de caf�.

Cela se fit le jour o� papa Moncorg� - le vrai nom de Jean Gabin, n� le 17 mai 1904 - emmena son rejeton aux Folies-Berg�re. Dont le directeur �tait Fr�jol, vieux copain du p�re. Celui-ci emmena son fils en coulisses, le pr�sentant en disant : 'Tiens, voici mon fiston. Il aimerait faire du th��tre. Peux-tu l'aider ? Si tu arrives � en tirer quelque chose, tu auras bien du m�rite. Moi, j'y renonce...'. Pris � l'improviste, Jean r�agit mal, accepta de devenir figurant dans une revue dont les r�p�titions allaient commencer. Le pied pris dans l'engrenage, il continua, t�ta du music-hall, du tour de chant, de l'op�rette. En 1930, le parlant, qui avait besoin de nouvelles recrues 'sachant dire un texte, chanter et danser', l'annexa. Et comme il n'avait de r�elle vocation pour aucun m�tier, � part la boxe peut-�tre (comme beaucoup de com�diens, �trangement), il se laissa faire douce violence. Apr�s tout, le th��tre et le cin�ma ne nourrissaient pas mal celui qui en faisait. Alors...

Souvent, parvenu au fa�te, il devait dire : 'Cette fois, c'est fini: plus de cin�ma pour moi ! J'ai d'autres occupations qui m'int�ressent bien davantage'. La vie de fermier � la campagne lui allait comme un gant. Des copains avec qui il s'entendait bien venaient le relancer : 'Jean, on a besoin de toi. Il n'y a que toi pour jouer tel personnage de mon prochain film. Et tu verras, le texte que nous avons �crit � ton intention, te collera � la peau...' En ronchonnant, il acceptait et c'est ainsi qu'il fit 95 films, dont un court m�trage. Entier, t�tu mais clairvoyant, il disait : 'D'une bonne dizaine, pas plus, je suis relativement satisfait. Le reste ? Du beefsteack pour nous faire vivre, ma famille et moi...'. Chaque ann�e, on s'attendait � ce qu'il d�clare forfait puisque, depuis bien longtemps, il n'avait plus besoin de travailler. Mais chaque ann�e aussi, il y avait un nouveau Gabin sur les �crans. A mesure qu'il vieillissait, il �tonnait davantage. Les jaloux avaient beau ricaner dans son sillage : 'Il ne cesse de ressasser son vieux num�ro, toujours le m�me', le public, seul juge en d�finitive, applaudissait et des deux mains encore. Car il n'y eut jamais qu'un seul Gabin. Comme il n'y eut qu'un seul Jouvet, un seul Harru Baur, un seul Pierre Fresnay.

Il fonde, m�me, en 1963, sa maison de production avec Fernandel, la Gafer. C'est en pensant aux films de Delannoy et de Le Chanois que Truffaut a raison d'�crire � propos de Jean Gabin et de G�rard Philipe : 'Ce sont des artistes trop dangereux qui d�cident du sc�nario ou le rectifient s'il ne leur pla�t pas. Ils influencent la mise en sc�ne, exigent des gros plans. Ils n'h�sitent pas � sacrifier l'int�r�t du film � ce qu'ils appellent leur standing et portent selon moi la responsabilit� de nombreux �checs'. On peut supposer qu'il fut heureux comme un roi dans sa belle maison, entour�e de pr�s et de vergers, de p�turages pleins de bestiaux, � la campagne. Il y v�cut avec Dominique Fournier, sa troisi�me femme, m�re de ses trois enfants. Auparavant, il avait �t� uni pendant cinq ans � Gaby Basset, une charmante com�dienne, ensuite � Doriane. Mais Dominique fut la compagne des jours les plus harmonieux. Parfois, rarement pourtant, le couple 'allait en soir�e' et c'�tait tout un �v�nement que l'apparition de cette l�gende sortant de son refuge. Car il aimait par-dessus tout se terrer dans sa retraite dor�e, indiff�rent aux vanit�s du monde, terriblement blas� en somme, r�aliste avant tout au point que le cin�ma n'avait plus du tout pour lui, et depuis longtemps, le parfum de l'aventure.

Il aima passionn�ment la mer, ce Chevalier de la L�gion d'Honneur et quand il tr�passa, ce fut vers elle qu'il retourna: ses cendres furent r�pandues sur les flots, au large de la Bretagne, tel qu'il l'avait souhait�. Ce qui pla�t dans Gabin, c'est cette succession de symbole qu'il a incarn�. Sorte de Gaulliste, patriote, french lover (Dietrich...), un lien affectif entre l'avant et l'apr�s guerre.

La carri�re de Gabin se divise en 3 phases. Sa premi�re phase comprend ses plus grands films, ses plus beaux r�les, et surtout lui offre ses plus belles performances d'acteur: entre 36 et 39 il encha�ne P�p� le Moko, La Grande Illusion, Quai des brumes, La B�te humaine, Le jour se l�ve.
Romantique ou prolo, h�ro�que, il fait craquer les femmes (et les yeux de Morgan), et devient une symbiose du Fran�ais d'avant la guerre, moralement irr�prochable mais toujours un peu voyou.
Apr�s la guerre, la Star Gabin, qui aurait pu r�ussir � Hollywood, paresse dans des films plus conventionnels. Pas de risques. Et d�j� plus vieux que les jeunes premiers. Il d�cline son personnage � l'infini, de Maigret � Valjean, on ne voit que Gabin � l'�cran. Une absence apparente de jeu qui s'�tire jusqu'� la fin des ann�es 50. Les r�les sont plut�t bourgeois, parfois provocateurs. L'�tincelle c'est En cas de Malheur en 58, o� Gabin devient un vieil homme, confront� � la jeune Bardot. Deux �poques s'entrechoquent. Mais pas encore deux cin�mas.

A partir des ann�es 60, la Nouvelle Vague l'ignorant, il se laissera s�duire par les ap�tres du polar � la fran�aise, Verneuil, Granier-Deferre... Et un contrat assurance-vie avec Denys De La Patelli�re. Une fin de carri�re � la fois audacieuse et sans int�r�t. En pilotage automatique. Et bien que ce soit Delon qui lui rende hommage r�guli�rement, c'est avec Belmondo qu'il fera sa derni�re grande composition: Le singe en hiver lui donne l'occasion de passer le relais, dans un soubresaut de folie �thylique et po�tique. Feu d'artifice!
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